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Mon entreprise est une basse-cour

Mon entreprise est une basse-cour

Entreprise zoo vivre avec des cons, l'entreprise est un zoo, les profils en entreprise, collègues insupportables, animaux, la vie est un zoo, basse cour professionnelle, On est d’accord ! Il n’y a rien de plus chiatique que de penser à l’idée que nous passerons moins de deux tiers de notre vie au travail. Et nous n’avons qu’une seule vie. Si certains ont la chance de ressentir une satisfaction au simple fait de se lever tous les matins pour aller travailler, ce n’est pas le cas de tout le monde.

On est une majorité à aller au travail en Moonwalk, rares sont ceux qui ont une vie de série TV et qui peuvent dire : « J’adooore mon boulot, mes collègues, ce sont mes potes de la vie, ils sont trop cools. Mon directeur est top et est un exemple à suivre. Je gagne bien mon salaire, mon travail est super intéressant, j’ai des bonus sans même passer sous le bureau. Tout le monde est à égalité, le délit de faciès n’existe pas. Je suis trop épanoui(e) ! Bref ! J’adore mon travail !« . Ce genre de discours existe. Mais c’est aussi rare de l’entendre que de voir une étoile filante. La réalité commune serait plutôt l’inverse.

J’ai pas beaucoup de bouteille (d’années d’expériences), mais j’ai au moins eu l’occasion d’intervenir chez de nombreux clients. Et chez la plupart, j’ai constaté qu’il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas : salaire, environnement de travail, tâches, management, collègues

Et c’est justement ce dernier point qui m’intéresse. Pour égayer mes journées de travail, et vaincre la morosité professionnelle, je m’amuse avec moi-même en assimilant certaines personnes du monde du travail à des animaux. Bouh ! C’est pas bien ! Mais c’est pour la bonne cause. Pour ma santé mentale, m’amuser de l’environnement électrique et oppressant dans lequel j’ai pu évoluer permet de dédramatiser et de prendre du recul sur le travail.

Ma représentation du monde du travail et de la vie animale me fait prendre conscience que certains ne descendent pas du singe, mais d’une autres espèce. Voyez par vous-même, mon entreprise est une basse-cour  :

L’Agneau innocent : c’est le/la petit(e) stagiaire insouciant(e) et innocent(e). Situé(e) en bas de la chaîne alimentaire pro, il/elle est guetté(e) par le loup et d’autres méchants qui n’hésiteront pas à la bouffer par le travail. Paix à son âme.

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L’Âne borné : on en connaît tous. Ils sont têtus, insatisfaits, de mauvaise foi, et se comportent comme des victimes, accablées par leurs fardeaux. Ils veulent changer leurs conditions, mais ne font que l’aggraver en se révoltant. Ils sont prêts à tout pour ne pas bosser, même simuler un malaise. La carotte et le bâton restent toujours efficaces.

La Dinde stéréotypée crédule, ingénue, niaise et futile, la dinde passe son temps à glousser pour dissimuler son vide d’esprit. De la famille des langues râpeuses, elle ne perd jamais une occasion pour faire de la « lèche » à la hiérarchie par ses gloussements. Agissant à la légère, la modestie et l’humilité ne l’étouffent pas, et dieu sait que j’en ai rêvé.

La dinde

La Carpe muette : ils ne disent rien, n’ont pas d’expressions faciales, pas de fonctionnalités, ils sont dans toutes les pauses cafés, mais se contentent de sourire avec un regard vide. Craintifs, ils fuient au moindre mouvement sans jamais penser à se défendre.

Le Coq auto-suffisant : vantards et arrogants, ce sont les « Ken » (Mattel) de la basse-cour. Ils font les beaux en roulant des épaules pour jouer les durs ou les petits chefs, et pensent être nécessaires à la société. Comme chez le coq, leur chant est inutile, et ils finissent souvent étranglés entre les mains du boucher.

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La Fouine fouineuse : avec leur curiosité mal placée (intentionnelle ou non), ils cherchent toujours à obtenir des informations pour leur propre compte. Ils posent des questions indiscrètes aux autres, mais n’y répondent jamais eux-mêmes, et boudent comme des enfants quand ils n’ont pas ce qu’ils veulent.

Le Chien renifleur : on a beau lui répéter d’arrêter de renifler l’arrière des autres, rien à faire, c’est plus fort que lui. Il est partout, et il ne pense qu’à bouffer. Il est sympa quand il a ce qu’il veut, mais devient haineux et rancunier quand il est affamé. Généralement, il a peu d’amour-propre, je n’envie pas sa vie de servitude et de gourmandise d’opportunité.

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Le lièvre oppressant : Il passe sa vie à flipper, et à vivre dans le stress. Oublieux, il fait tout vite. Une de mes collègues répand son stress radioactif dans les couloirs en marchant vite et bruyamment sur ses talons, et quand la ramette papier est vide… c’est la fin du monde. Le lièvre se  noie.

L’Animal nain lèche-botte : Il n’a pas grandi, il est resté coincé à l’âge du collège. Plusieurs termes le caractérisent : fayot, lèche-c… botte, frotte-manche, etc. La lèche… il connaît bien ! Il fait tout pour bien se faire voir de la hiérarchie. Petit, il devait être le genre à apporter des fleurs à la maîtresse. Toujours à la ramener et à lever la main, il remuerait presque la queue quand il donne une réponse exacte. Et quand un supérieur lui donne raison, il regarde autour de lui pour s’assurer que tout le monde l’a entendu.

Le fayot

Il y a aussi la famille des volatiles charognards : ils parlent dans le dos de tout le monde et attendent que les autres échouent pour les enfoncer.

Les Serpents hypocrites : sournois, ils font bon copain pour nous sauter au visage quand on ne s’y attend pas.

Le Raton laveur névrosé : qui s’agite et astique son travail comme si sa vie en dépendait, etc…

Bref, il y a du monde dans la basse-cour professionnelle et la liste est encore longue. La vie de l’entreprise nous impose d’être en contact avec des personnalités avec lesquelles nous ne traînerions pas dans la vraie vie, en coopérant avec des collègues que nous n’avons pas choisis, pour le meilleur et pour le pire. Alors autant tourner la chose de manière fun. Après tout, mis à part un vieux de la vieille, qui a décrété que l’amusement et le travail étaient incompatibles ? On ne peut s’amuser de tout, cela ne veut pas dire qu’il ne faut s’amuser de rien. À bon entendeur !

Et vous ? A quels animaux vous font penser à vos collègues ?

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