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Le syndrome du bien-être, la maladie de ceux qui vont bien

Le syndrome du bien-être, la maladie de ceux qui vont bien

Tu as remarqué à tel point le bien-être a pris de l’ampleur dans nos vies ?
Aujourd’hui, la recherche du bien-être est devenue obligatoire, c’est devenu un impératif moral.
Et cet impératif, tu le retrouves partout.
Lorsque tu ouvres ton Facebook, tu te fais bombarder par des citations (je plaide coupable).
Lorsque tu switch sur ton instagram, tu te fais envahir par les photos de ceux qui font leur running, leur sport en salle, qui mange vegan, etc.
Lorsque tu allumes ta TV, le JT va parler de ces personnes qui ont changé leur alimentation et qui ne mangent plus de viandes, plus de produits transformés, plus de sucres, plus de légumes, plus de fruits, plus de kinder… mais qui vont manger des graines comme les poules.
Un impératif que nous retrouvons partout : dans les magazines qui nous disent comment être en forme ; dans les lieux de travail, avec des programmes de santé imposés, etc.

Le bien-être est devenu sexy

le syndrome du bien-être

le syndrome du bien-être

Le bien-être est devenu sexy, vendeur et semble s’imposer sans qu’émerge quelconque réflexion ou critique.

Et gare à ceux et celles qui sont enveloppés eux seront considéré comme paresseux et faible.
Le bien-être est partout aujourd’hui, et peut-être même que tu as été contaminé par la folie.
Pour le savoir, il suffit de se pencher sur le premier syndrome du bien-être qui est de parler.
C’est ce qu’affirment les auteurs d’un livre intitulé « le syndrome du bonheur » dans l’émission tracks d’ARTE.
Ils disent que lorsque tu fais du sport – ça marche aussi pour la découverte du développement personnel – tu es pris d’une envie de parler autour de toi du bien que ça te fait.
Et je plussoie cette idée.

1er syndrome du bien-être : tu parles, et tu parles, et tu parles…

C’est incroyable le nombre de personnes qui veulent se mettre à faire des blogs, des vidéos, des posts sur la dernière lecture qui leur a fait du bien, le dernier « run » qu’ils ont fait, le dernier régime qu’ils ont expérimenté, le dernier cours de fitness groupe, etc…
Et je comprends très bien, car ce blog est né de cette envie de partager mes résultats qui étaient à l’époque de « redevenir de bonne humeur et de changer de vie ».
Alors la bonne humeur, ça dépend des jours et mon changement de vie je l’ai enclenché voilà maintenant 5 ans.
Donc on y est ! 🙂
À l’époque, il n’y avait pas de blog de développement personnel comme le mien qui mélangeait l’humour et l’expérimentation.
Maintenant, j’ai fait des petits.
Et c’est tant mieux !

Le sport est devenu le pilier du bien-être

Pareil pour le sport, en 2010 lorsque je me suis inscrit dans ma salle, on n’était pas nombreux… Je parle de jeunes bien sûr, car des personnes d’un certain âge qui voulaient entretenir leur forme y en avaient un paquet.
Pour les jeunes de mon âge à l’époque, fallait repasser.
Faut dire que j’y suis allé, car j’avais eu des complications à la suite d’une perte de poids trop importante, j’avais trop maigri et sans m’en rendre compte en plus, ça m’a donné des soucis d’articulation.

C’est pour cela que j’ai eu recours à des compléments que j’ai acheté chez des professionnels en ligne telle que la Chondroitine.

Pour info, la chondroitine aide à l’élasticité et à la solidité des articulations.
Aujourd’hui, il y a un engouement pour le sport, mais pas les mêmes raisons que les miennes.

Instagram a mis toute une génération aux sports

le syndrome du bien-être

le syndrome du bien-être

Et surtout engouement pour le fitness auprès… des ados !

C’est incroyable le nombre de gamins qui se sont inscrits ces dernières années.
Instagram a mis au sport tout une génération qui aime se prendre en selfie après sa séance de sport pour se donner un semblant d’exister.
Avant la salle de sport c’était une corvée, aujourd’hui c’est devenu tendance ! Qui l’aurait cru un jour ?
Surement pas mon pote québécois à qui j’ai dit un jour, « Les Français ont un problème avec le sport, ça n’est pas dans leur culture, il n’y a qu’à voir le nom du ministère « ministère de la Jeunesse et des Sports » »…
Il s’empressa de me répondre : « Ho ! Y a que les jeunes qui font du sport chez vous ? »

Le syndrome du bien-être : la maladie des gens qui vont bien

Aujourd’hui, ça a changé, et c’est ce que disent les auteurs du livre que les nouveaux malades sont ceux qui courent après leur santé.
Quand t’es malade, tu consultes un médecin et tu dépenses de l’argent pour aller mieux.
Pour le bien-être c’est pareil, tu consultes un coach et tu dépenses de l’argent pour aller bien.
C’est la maladie de ceux qui vont bien.

Le bien-être: une illusion ?

Le bien-être est devenu une recherche du bonheur et de la santé, et aujourd’hui c’est apparemment comme ça qu’on s’épanouit.
Avant le plaisir était interdit dans notre société, aujourd’hui on doit s’épanouir le plus possible !
Et comme ils le disent, il faut le faire de la bonne façon, manger des kinders et boire une bière avec des potes ne suffit plus, il faut maintenant faire du yoga sur une montagne, faire du CrossFit sur la plage et finir ta journée par un steak vegan.
Et tout ça crée l’illusion du bien-être potentiel, car on se dit qu’on pourrait toujours être plus heureux, plus épanoui, plus en forme.

Deuxième syndrome du bien-être : tu culpabilises de ne pas être bien tous les jours à 150%

Chat gagne, chat vainqueur

le syndrome du bien-être

C’est aussi pour cette raison que certains culpabilisent de ne pas se sentir à 150% heureux dans leur vie.

Cette quête s’est muée en obsession et même en dictature, avec tous les dégâts que peut engendrer une tyrannie.
Et tes réseaux sociaux sont là pour faire en sorte que tu puisses ne plus t’échapper de la propagande des ventres plats et des fessiers en étagère Ikea où tu peux poser un vase.

D’après toi pourquoi autant de personnes se lancent dans une quête du bien-être ?

Troisième syndrome du bien-être : tu deviens nombriliste

C’est pour se créer un petit cocon dans lequel elles se sentiront bien et leur permettront de se protéger des nouvelles qui plombent le moral, comme la misère, l’adversité, le terrorisme.

Face à un monde incertain, les gens se rabattent sur leur corps, seul endroit où ils peuvent exercer un contrôle et obtenir des résultats apparents.

Quand tu sais que les fitness girl ont plus d’abonnés qu’un Obama ou un Bono de U2, y a de quoi se poser des questions.

Les auteurs du livre ont aussi dit un truc qui m’a plutôt interpellé et que j’ai trouvé plutôt criant de vérité en disant que c’est une façon de se regarder le nombril et de baisser les bras face aux problèmes du monde.

Donc, si tu prends soin de toi, tant mieux, mais le bien-être ne doit pas t’ôter toute envie d’investir de ton temps dans des activités qui pourraient améliorer le monde.

Car le monde a besoin de nous !

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