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La volonté d’être meilleur, et non l’espoir d’être parfait
La volonté d'être meilleur, et non l'espoir d'être parfait

La volonté d’être meilleur, et non l’espoir d’être parfait

Personne n’est parfait nous dit-on depuis notre enfance. Nous vivons à la base dans une société qui n’est, elle-même pas parfaite, alors pour quoi chercher à être parfait ?

La société n’est pas la raison

Être parfait, c’est être idéal. Je me suis rendu compte qu’il n’y a pas d’être idéal, de vie idéale, de monde idéal, de manière idéale… Idéal par rapport à quoi ? Un standard que la société nous projette à travers les médias, l’école, notre éducation ? J’ai par exemple préféré créer mon propre idéal en quittant le salariat, en choisissant une reconversion professionnelle, en voyageant et en décidant d’être heureux. Un idéal qui me convient et qui me fait vivre une vie satisfaisante et intense. Ce qui importe c’est votre bonheur, peu importe ce qu’en penseront les autres.

Être parfait par rapport au regard des autres ?

Je m’apprête à ne plus considérer le regard et le jugement de ceux qui travaillent en entreprise et qui me prendront pour un fou ou un marginal. Etre parfait relève selon moi du même souci que de plaire à tout le monde. Bill Cosby l’a déjà dit :

billcosby,  "je ne connais pas la clé du succès, mais celle de l'échec est d'essayer de plaire à tout le monde. Se plaire à soi avant tout !"

La volonté d’être meilleur, et non l’espoir d’être parfait

Moi-même, je ne supportais pas l’idée de ne pas plaire aux gens que je rencontrais. Puis quand j’ai vu à qui je ne plaisais pas, je me suis demandé si ça me dérangeait vraiment.

Tout est une question de contexte et d’environnement

Pendant que j’étudiais le management de la conduite du changement à l’Université, j’ai découvert la théorie de la contingence qui consiste à aller à l’encontre de l’idée qu’il n’existe qu’une seule bonne manière de faire. Et que la meilleure pratique sera celle qui sera la mieux adaptée à l’entreprise, en prenant en compte son environnement.

Et c’est là où je veux en venir. J’ai pris conscience de mes forces et faiblesses, et j’adapte ces dernières à mon environnement/entourage pour pouvoir évoluer, et vivre avec.

Mais pour s’adapter aux autres, il faut être capable de s’adapter à soi-même et être capable de changement.

C’est la recherche d’un équilibre qui m’importe, non pas le fait d’être imparfait ou d’être parfait. J’ai pendant un an développer des qualités pour pouvoir évoluer dans cet environnement (im)parfait (crise, séparation, instabilité,etc.), et tant bien innover ma vie.

L’évolution fait partie de notre nature, nous sommes en vie, car nos ancêtres ont su évoluer. Pourquoi je refuserais d’évoluer ou de changer mon quotidien ? Ce serait allé contre nature.

Décomplexez-vous de vos défauts

Churchill, Pour s'améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent.

La volonté d’être meilleur, et non l’espoir d’être parfait

Depuis l’année dernière, j’ai fait preuve de capacité d’adaptation vis-à-vis de moi-même. Que je le veuille ou non, j’évolue avec le monde. J’ai intégré de nouvelles idées, de nouvelles pensées et réflexions, bref j’ai changé mon point de vue.

Si j’avais refusé cette évolution, je me serais montré réticent à tout changement intérieur. J’ai donc lâché prise vis-à-vis de moi-même, en commençant par mon métier de consultant. Puis j’ai accepté l’évidence que je n’étais pas parfait. Churchill a un jour dit : « Pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent.« 

Pour moi, changer veut dire s’adapter. Et s’adapter ne veut pas dire tout accepter. Je n’ai jamais accepté les standards de performances qui s’accentuaient dans mon métier, et ça m’a même permis d’évoluer à ma manière. Je n’avais pas à être parfait pour quelqu’un ou quelque chose.

J’ai lâché prise sur ce qui m’a empêché d’aller bien, sur mes tensions, mes résistances, ce qui me pesait. Ça m’a permis de prendre conscience de mes faiblesses, de mes défauts, et de mon « moi » intérieur. On s’adapte plus facilement en connaissant nos limites du possible et de l’acceptable.

C’est une bonne chose de porter un œil critique à son propre égard à condition d’en faire une incitation à l’action.

D’un défaut à une qualité

L'idéal dans la vie, ce n'est pas l'espoir de devenir parfait, c'est la volonté d'être toujours meilleur, être meilleur, pas parfait

La volonté d’être meilleur, et non l’espoir d’être parfait

J’ai accepté que j’étais une feignasse par nature (eh oui ! Personne n’est parfait !), disons plutôt que j’étais en mode économie d’énergie pendant plus de 26ans. Donc plutôt que d’en parler comme un défaut, j’ai décrété que je m’en servirais comme une qualité pour m’améliorer. Car l’idéal dans la vie, c’est la volonté d’être toujours meilleur, et non l’espoir de devenir parfait. Lâcher-prise à la course à la perfection consistait pour moi de changer de paradigme, en visant l’amélioration plutôt que la perfection.

Et c’est au Japon que j’ai appris cela. Ils priment l’amélioration continue dans leur société (qui n’est pas vraiment parfaite vu le stress et la pression sociale que j’ai ressentie). C’est ce que je suggérais pourtant à mes clients dans mon métier de consultant en conduite du changement, pour une organisation apprenante.

Bref, le fait d’être fainéant me permet au travail de trouver les meilleures pratiques pour terminer au plus vite ma tâche. J’ai ainsi découvert que j’obtenais le même résultat en moins d’efforts que mes collègues (coincés dans la course à la perfection), si ce n’est mieux.

Je me rappelle d’une citation d’Abrahamson, «les systèmes non ordonnés s’adaptent plus rapidement, dans un registre plus étendu et avec moins d’efforts que les autres».

Savez-vous comment Alexander Fleming a découvert la pénicilline ? Grâce à son défaut de désordre et aux moisissures accumulées entre ses livres. Il y aussi le désordre légendaire du bureau d’un certain… Albert Einstein. Ils n’étaient donc pas parfaits et pourtant…

Aussi , il convenait que j’apprenne continuellement (amélioration continue). De ce fait chaque erreur, chaque difficulté sont pour moi une occasion d’apprendre et d’évoluer en m’améliorant. Les épreuves sont source d’enseignement, il suffit juste d’avoir le courage de regarder en soi. On ne peut pas ignorer ce qui est en nous.

La perfection n’est qu’une question de point de vue et d’émotions

Mise à part exercer un métier dans un domaine qui nécessite d’être vraiment parfait (Pharmaceutique, médecine, artisans, etc.), la perfection n’est qu’une question de point de vue. Ce qui est parfait pour vous ne l’est pas pour quelqu’un d’autre.

Rédiger et terminer cet article de la manière à ce qu’il parle au plus grand nombre sera pour moi un article parfait. Il ne le sera pas pour plein d’autres, tout comme mon blog MonBonPote. Certain(e)s me disent pourtant qu’il est parfait, d’autres n’en pensent rien. Tout dépend du contexte émotionnel dans lequel on se situe.

Tout n’est qu’une question de sentiment de satisfaction et de bonheur rien d’autre (« Le bonheur parfait s’use vite »).

L’imperfection est justement de rechercher à être parfait, et inversement, car c’est aussi une perfection de pas aspirer à être parfait. Vous me suivez toujours ?

Quand je regarde la définition du mot parfait, il n’y a aucune référence (à part une crème glacée). Cela voudrait peut-être dire que tous ont échoué à la quête de la perfection ? On se berce tous d’illusions et on tourne le dos aux règles naturelles, parce qu’on recherche à la fois la perfection et l’imperfection, plutôt que de cultiver les joies simples, les pensées normales et élémentaires qui sont inhérentes à une vie équilibrée et donc satisfaisante.

Ne cherchez plus, alors, à vouloir tout contrôler et laissez plutôt s’exprimer votre part de parfaite imperfection… dans les limites de l’acceptable ! Alors entre la perfection et l’imperfection, choisissons… les deux ! … Parfait !

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