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Vivre sans télé : La télévision « m’a tuer »
Vivre sans télé : La télévision m'a tuer

Vivre sans télé : La télévision « m’a tuer »

Ça faisait longtemps que je voulais écrire sur mon tout premier amour. Celle qui m’a tout appris, qui m’a fait vivre mes premières sensations et qui m’a en quelque sorte donné le sein… : la télévision. Cette boîte à troubadour m’a quasiment fait mon éducation en m’apprenant à parler, à regarder, à rigoler, à consommer, et surtout à me… lobotomiser. Et on voit le résultat !

Je suis ce que j’appelle, « un bébé cathodique », je suis né dans une TV. Vivre sans télé, était jadis, pour moi, une chose inconcevable ! Comme beaucoup de la génération 80, nous étions tous collés à la télévision à l’heure du goûter, comme des chewing-gum collés à des cheveux ! Exceptés, ceux nés de parents profs (« vivre sans télé est ma religion » et des jouets en bois en guise de GI Joe ?). Grand moment de solitude et de tristesse sociale pour eux dans la cour de récré. Surtout les jeudis quand l’on se racontait les épisodes de Dragon Ball de la veille.

Je me souviendrais toujours le jour où l’on appris qu’un de nos camarades n’avait pas la TV. Il nous disait qu’il arrivait à vivre sans télé. Nos yeux se sont écarquillés, on s’est regardé la bouche ouverte, « t’as pas de TV ?!!!!!! Mais pourquoi ? Comment tu fais ? Tu lis des livres ?! Baaaaa… Tu le manges ton balisto !? ».

Aujourd’hui c’est l’inverse, ces « sans télévision » sont maintenant copiés et sont un mode de vie à eux-même. Peut-être aussi parce qu’on a grandi et qu’on a maintenant un substitut avec Internet. Vivre sans télé, ça change la vie, et ça sera le fruit de ma réflexion simpliste et immature de cet article, ne bougez pas on revient après la pub ! « Racheumeuneu ».

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d Vivre sans télé : La télévision m’a tuer

Vivre sans télé après 30 ans de vie commune

Et en y réfléchissant bien, toute ma culture provient de la télévision. Et je parle pas de mes expressions provenant de répliques de films (« tu bluffes Martoni ! »), de pubs (« Juvabien ! »), de programmes TV (le « Badoumba » de culture pub ou le « Tchi-tcha » de…), dessin animé (« Mamuuuuth prends ton tir bulette ! »), etc. En réalité ce constat aurait pu faire flipper (le dauphin)… Il y a 15 ans ! Aujourd’hui, quand on voit et entend certains de la nouvelle génération des années 90 qui s’exprime qu’en onomatopée (Ouaish azy walla nananinanana je m’en bats les couilles) je trouve que je m’en suis bien sorti. FAIS UNE PHRASE : SUJET, VERBE, COMPLÉMENT, CALICE !

Club-Dorothée, Vivre sans télé : La télévision m'a tuer

Vivre sans télé : La télévision m’a tuer

Et puis, à l’époque quel « petit écolier » ne regardait pas la télé ? Les programmes de la UNE, nous étaient destinés et dédiés toute la journée du mercredi et il y avait pourtant que 5 chaînes et demie, c’est mamy nova et papy Brossard qui devaient faire la tronche de ne pas retrouver leur série moisie « les feux de la mort (amor) ». Au moins, ils devaient plus profiter de la vie… dehors et ne pas vivre leur vie à moitié !

Je me moque « Pardon, mais c’est trop bon » ! « Bref », si aujourd’hui je parle de la télévision, c’est parce qu’elle n’est plus la belle que j’avais connue avant. Elle est passée de la naïve et insouciante « boîte catholique » qui nous amusait, au stade de prostituée décérébrée assoiffée de pub et accro à la sniff sensationnelle. J’ai depuis quelques temps pris la décision de divorcer et de vivre sans télé. Je trouve qu’elle « pousse le bouchon un peu trop loin » depuis trop longtemps,et plus précisément depuis l’arrivée de sa superficielle petite sœur fouteuse de merde (pléonasme ?), la télévision réalité.

Touche pas à mon poste

Samedi dernier, fin de soirée, nous sommes entre potes chez un ami en train de vivre un moment Nutella. Affalés comme des crêpes sur le canapé, tentant de nous remettre de notre Barbecue, digne d’une « soirée de l’ambassadeur », un imbécile allume soudainement la télé… Je crois que ça devait être moi.

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Vivre sans télé : La télévision m’a tuer

Qu’est ce que je n’avais pas fait là. On est tombé sur le zapping d’une chaîne de soupe musicale. Au départ, ça nous amusait, on rigolait comme des dindes du Bachelor et on se moquait de ce qu’on regardait. Puis l’accumulation de déjections intellectuelles et de conneries mises en valeur, a commencé à nous consterner.

Résultat final, après 15 min d’images de bolosses de la télé réalité, on était devenu ce qu’on visionnait, une brochette de vainqueurs légumisés et aussi blasés que « Tati Danielle ». Au moins grâce à ce zapping, j’ai eu la confirmation qu’il était humainement possible d’avoir un QI aussi élevé que son âge.

Entre temps, on s’était engueulé comme des débiles d’un loft qui s’engueulent car la lunette des toilettes est baissée, relevée, baissée… Donc, tels des faibles d’esprit, nous nous prîmes le chou sur des sujets du quotidien et pire ! Des sujets politique. Bref, j’avais tué l’ambiance BBQ Party « sans alcool la fête est plus folle ». (Vous avez besoin d’un ambianceur officiel de soirée ? Appelez-moi !). Finalement, je reprends la situation en main en l’éteignant, et en débattant de nos réactions vis-à-vis de la télé, car « qui a vu, verra, vu » ?

Vivre sans télé : les raisons

Je vais maintenant peut-être passer pour un vieux con, « who cares ? », mais en y réfléchissant bien qu’est-ce qu’on y voit LE PLUS aux heures de grande audience, sur les onze premières chaînes hors rediffusions, pub et reportages ? Violence verbale ou visuelle de plus en plus trash dans des films ou émissions de faible qualité ! « What else ? » Des beaufs qui parlent de sexualité, des pauvres types dont la vie sexuelle se résume à une poignée de main, des légumes humains qui nous exposent leur morne existence dans des télévisions réalité, des mecs qui se foutent à poil (comme a toujours dit mon père « quand on n’a rien à dire, on montre son cul ! ») ? Des gens qui s’engueulent dans des débats sans fond, ou pour un paquet de chocapic.

chat prisonnier, chien policier, Vivre sans télé : La télévision m'a tuer

Vivre sans télé : La télévision m’a tuer

Et que dire de l’hégémonie des séries ou reportages sur la flicaille (esprits criminels, bones, castle, cold case, NCIS, les experts Manhattan, les experts : Miami, Closer, je m’arrête là, j’ai la tête qui tourne). Les groupes TF1 et M6 (Fils spirituels de la FOX) sont devenus de véritables commissariats de police. Si on était en guerre civile, j’aurais juré à une campagne de recrutement, « Bad boys, bad boys, what you gonna do… ? »

Vous me direz, « elle est bien négative ta vision de la télévision mon bon pote ! ». Pourtant, il n’y a qu’à voir le programme TV. Certes, il n’y a pas que ça ! Heureusement, il y a toujours très chasse, très pêche et Michel Drucker, le mec increvable ! « J’y suis, j’y reste ! »

En résumé, nous avions, mes potes et moi, vécu 15 minutes de « sensations pures » telles que, de la mauvaise humeur, de la frustration, de la colère, de l’indignation face à l’imbécillité banalisée, à la violence et à la corruption. En fait une majorité de sentiments négatifs. « Quand c’est trop, c’est trop…coco », on avait là le mode opératoire parfait pour bien déprimer. Bon, après on s’est fait des câlins ! Mais, pour un média ayant le pouvoir hypnotique de facilement suggérer de manière sournoise et rapide des idées aux gens… Je trouve que cela pourrait diffuser un autre message. Donc, vous comprenez mieux, mon choix de vivre sans télé ? Quand ce qu’on voit est à 70% négatif, on est mesure de s’inquiéter. J’ai d’ailleurs une vidéo à vous montrer à ce sujet :

Introduction Idiocracy

Vivre sans télé rendrait-il plus heureux ?

Heureusement que l’idiotie n’est pas héréditaire… Quoi que ! On serait autrement dans une bonne mouise. Cela dit, ça fait tout de même réfléchir. La télé devrait plutôt nous diffuser 80% de sensations de joie, de bonne humeur, de programmes cultivant le positivisme, l’espoir et le bonheur, l’opportunité de la vie, plutôt que des programmes de faible qualité ? Alors pourquoi ? « Parce queeee » tout ça, c’est « pour vendre du temps de cerveau disponible » comme l’avait si bien dit notre Saint-Père télévisuel Sir Patrick Le lay. « Au revoir président ! »

Vivre sans télé : La télévision m'a tuer

Vivre sans télé : La télévision m’a tuer

Ah ! Quelle était belle cette époque naïve de la télévision d’avant 2000.

Charlie et lulu, coucou c’est nous, les nous c’est nous, farce attaque, Ardisson le soir, le journal du hard présenté par Philippe Vandel… Pardon! Nul par ailleurs, les nuls, les inconnus !

Aujourd’hui on vit dans l’enfer des journalistes qui se prennent pour des comiques et qui ne font rire que leurs potes journaleux, je ne citerai pas Canal+.

Pour rire de nos jours, il faut se moquer. Alors, on nous montre, des pauvres cassos du nord (triple pléonasme ?) qui font des gosses à 16 ans pour se donner une raison d’exister et se rassurer qu’on n’a finalement pas une vie si merdique que ça.

Merci la télé ! Maintenant je suis persuadé que le nord est un logement social ! Je prends des risques je sais !

Un jour, dans un restaurant à Rio en compagnie d’une jolie petite Espagnole et d’une moins petite Allemande, nous voyons devant nous la télévision qui s’allume. Nous nous arrêtons de parler pour la regarder tels des poulets hypnotisés. Quelques secondes plus tard, lse’Espagnole revient à elle et dit :

« La télé ne m’avait pas manqué ».

L’Allemande ajouta :

« Vous avez remarqué ?! En à peine 10 secondes, on s’est fait hypnotiser alors qu’on ne comprend pas ce qu’ils disent ».

Ce qui m’a fait prendre conscience que je n’ai jamais été aussi bien, avec deux filles rien que pour moi… Non ! Je voulais dire que je n’ai jamais été aussi bien que les fois où j’ai été sevré de la télé.

Vivre sans télé et l’ignorance sélective

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Vivre sans télé : La télévision m’a tuer

Alors oui ! Il faut se tenir au courant de l’information de son pays, blablabla, mais personnellement je préfère cultiver l’ignorance sélective, c’est à dire que je ne sélectionne ou que je n’obtiens que les informations importantes et qui m’intéressent. Je ne lis que les gros titres sur le net ou les kiosques, rien d’autre !

On reçoit de nos jours, beaucoup trop d’informations qui possèdent un effet néfaste sur notre humeur, au même titre qu’une trop grande consommation de calories à valeur non nutritive. En général, quand une info est pertinente, j’entends les gens en parler (collègues, amis, entourage, passants…) à condition de ne pas vivre au milieu d’un troupeau de chèvres. Et ce n’est pas une image cette fois-ci.

Et ça n’est pas être irresponsable d’agir ainsi, je fais uniquement du tri d’informations plutôt que de tout avaler comme une adolescente boulimique, dont, de toute évidence, la majorité des infos ne sera pas gardée, (ça en revanche c’est une belle image n’est-ce pas ? Je vous l’ai dit, je suis dans le visuel !).

On retient de toute manière qu’entre 10 et 50 % de l’information en fonction des supports, alors autant épargner à notre cerveau de faire le tri lui-même. Après la télé c’est comme au poker « Le plus important ce ne sont pas les cartes, c’est ce que vous en faites ».

Je vous laisse devant TV lobotomie, qui vous fera changer à tout jamais votre rapport à la TV.

Et vous ? Pourriez-vous vivre sans télé ? Et si c’est le cas pourquoi ?

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