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Je suis pas susceptible c’est les autres
Je suis pas susceptible c'est les autres

Je suis pas susceptible c’est les autres

Partout où je me balade (en France), je rencontre fréquemment une espèce qui m’est familière, le susceptible. Humain au sentiment d’être incompris, mal aimé, et souvent en souffrance. Le susceptible est un boudeur à la nature parfois jalouse. Se vexant facilement pour un rien, il prend difficilement de la hauteur sur les choses quand il ne prend pas tout au premier degré, ou de travers. Vous avez tou(te)s au moins pensé à une personne (si ce n’est plusieurs) de votre entourage ?

On en rencontre beaucoup des personnes à la susceptibilité cauchemardesque. Bien sûr à différent degrés, et à titre d’exemple, on retrouve ceux qui prennent mal :

– un bonjour,

– un regard,

– une simple blague Carambar,

– qu’on ne réponde pas à leur SMS dans la demi-heure,

– qu’on réponde à leurs vannes,

– qu’on s’endorme avant eux,

– qu’on refuse de leur donner notre kinder bueno, etc…

 

Parmi tous ces énergumènes, il existe trois variétés de susceptible :

– La première, ce sont incontestablement, « les timides » qui n’ont pas une grande estime d’eux mêmes.

– La suivante, ce sont les « paranos » qui sont persuadés que le monde conspire contre eux, et que la boite aux lettres est de mèche avec l’écureuil pour comploter.

– Et la dernière, le must ! Les rois et princesses de la planète susceptibilité, les « narcissiques » (narcisse 1er) qui prennent les gens de haut, et qui pensent avoir droit à un traitement de faveur différent.

Il y a des gens qui ont la susceptibilité de l huître, Paul Jean Toulet, comment ne plus être susceptible, susceptibilité, émotions, développement personnel, coaching,

Ils sont pénibles ces gens là ! Hein ?

Et bien, j’en été un. Et oui ! J’ai, dans ma vie, été susceptible au moins 347 203 fois. Seulement !…  Par an ! C’est correct ? non ? Si à chaque moment de susceptibilité due à une réflexion blessante, j’avais écouté mes émotions et ces petites voix de Gremlins dans ma tête, me suggérant un génocide, je pense que la France aurait perdu une partie de sa population.

Ado, j’avais autant de répartie qu’une mouche séchée, et ma seule réponse à une vanne en guise de défense, était un groin de détresse à faire pâlir n’importe quel sanglier de la forêt de Rambouillet. (Marion si tu me lis… bisous !)

A cette époque j’avais de quoi être susceptible. Quand je me regardais dans le miroir, j’avais compris que dieu avait le sens de l’humour (heureusement que les blagues les plus courtes sont les meilleures). En plus de ça, j’étais gaulé comme un lémurien et pour faire tomber une fille avec du Axe, il fallait que je vise les yeux.

Bref, j’avais matière à donner aux moqueries. Pour ne plus être susceptible, l’une des solutions est de s’accepter, de se connaitre sur les bouts des « nails » (ongles). Mais, par-dessus tout, de savoir rire de soi-même, ce qui en revient, encore à la confiance en soi.

En fait, l’obtention de l’état de grâce nécessite d’être bien dans sa peau. Mais du jour, où on se focalise sur notre personnalité, qu’on accepte qui on est, et en arrêtant de se mentir à soi-même, on a alors les ingrédients (pour le cupcake) de la guérison. Selon certains, l’orgueil est la cause principale. Je pense plutôt, qu’on est susceptible à partir du moment où, on n’a pas une image de soi-même suffisamment construite. Ca en revient encore et toujours à la confiance en soi.

Jadis, j’avais tendance à considérer les réflexions blessantes comme des paroles sacrées descendant directement d’Abraham. On y accorde beaucoup trop d’importances, au point qu’elles exercent en nous comme un pouvoir maléfique, arrivant à détruire l’image qu’on se fait de soi-même.

Mais la source du psychodrame des susceptibles, c’est qu’ils ne savent pas rire d’eux-mêmes. Pour des raisons aussi diverses que : le sentiment d’infériorité, de supériorité, la peur, la honte, l’auto-punition, etc.

Je connaissais, il fut un temps, une personne qui avait pour habitude « excessivement énervante » de vivre dans le monde des « Je-suis-le-meilleur-et-pas-toi ». Ce qui était amusant, c’est qu’il se faisait facilement ramener à la réalité, dès que quelqu’un ou quelque chose lui rappelait qu’il n’était qu’un parmi tant d’autres. Ce qui, au final, le plongeait  dans des mini-déprimes chroniques. (Hé ouais mon pote !)

Personne n’est parfait, donc avant de vous emballer, et de montrer vos belles petites dents « bright » aiguisées au sourire « Freedent », prenez le temps de sélectionner ce qu’il y a de vraiobjectif et pertinent dans les propos des autres, ou si c’est simplement quelqu’un voulant prendre le dessus sur vous. Dans ce cas, souvenez-vous de ma méthode LMFAO #1 : « Si vous êtes sympa, restez le, mais soyez fort ».

Sur le ring, c’est celui qui refuse de connaître la force de l’autre, en faisant en sorte qu’il porte ses coups dans le vide, qui s’en sort toujours. Ça sera difficile, et il vous faudra boxer avec vous-même, car vouloir se débarrasser de soi est déjà un orgueil. Gardez à l’esprit que souvent, une personne qui vous fait une remarque désobligeante voit chez vous des défauts qu’elle ne supporte pas chez elle. On n’évolue pas en marchant sur l’autre.

Nous sommes tous susceptible, l’important c’est de se défendre.

Comment ne plus être susceptible ? et se défendre sans agressivité ? 

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Voici quelques astuces simples ayant très bien fonctionné sur ma petite personne.

Apprenez à rire de vous même : en développant votre répartie. La répartie est très difficile à acquérir, je vous conseille de visionner des vidéos d’humoristes, ou de talk-show. Et, remarquez comment les comiques jouent la carte de l’auto-dérision. Ça n’a rien de réducteur, et ça permet de montrer aux autres que vous avez de l’esprit. J’ai déjà écrit sur ce sujet : « pourquoi se moquer des autres quand on peut se moquer de soi-même« .

Soyez critique envers la critique : Ça fait bizarre, mais çà a du sens. En étant attentif aux remarques, et réflexions blessantes sans y attachez trop d’importance, vous serez plus à même de filtrer ce qui est pertinent ou non, plutôt que de vouloir vous enterrer dans le désert. Et vous vous rendrez compte que ces réflexions sont souvent contradictoires et superficielles !

 Ne réagissez pas au quart de tour : Inutile de le répéter, ça sera la partie la plus difficile à maîtriser. Alors gardez votre bouche ferméecontrôlez vos émotions, relativisezréfléchissez, et une fois que vous penserez avoir la bonne réponse à apporter, là vous pourrez répliquer. J’ai un jour répondu à mon manager pour désamorcer ma nervosité et la tension un : « Mais t’as en fait des beaux yeux bleus toi ! » Ou sinon vous pouvez juste vous contenter de quelques onomatopées dégueulasses.

– Évitez la paranoïa : personne ne complote contre vous. Différenciez l’humour, du jugement. Je le répète, « ça n’est pas parce qu’on vous remarque qu’on vous juge ».

Arrêtez de sortir les remarques de leur contexte et de vous conforter dans le syndrome « c’est pas moi c’est les autres ».

Car si Sartre a dit : « L’enfer c’est les autres »… l’enfer, ça peut aussi être soi-même… et le paradis aussi.

Et toi ? Que fais-tu pour ne plus être susceptible ? 

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  • Paula

    On a tous une part de susceptibilité en nous. J’avoue que j’apprécie les gens qui savent rire d’eux même. Par contre, même avec une grande dose d’autodérision, à mon avis, il y a toujours un ou deux sujets qui fâchent.

    • monbonpote

      Plus ou moins importante, et parfois mal dosée, et bien malheureusement il y a toujours des sujets qui irritent toujours qui s’attaquent à prendre en cible la peau la moins épaisse, bref là où ca pique toujours !

  • Evi

    Avant je l’étais, puis avec l’âge et le recul j’ai appris à m’aimer et donc à me foutre royalement de ce qu’on peut penser de moi. Je prends maintenant les critiques (constructives j’entends) dans le bon sens et je m’en porte très bien! 🙂

    • monbonpote

      Peut être aussi parce que tu sais dorénavant ce que tu vaux, et ce dont tu es capable, et que tu t’es construit une image de toi suffisamment solide ? Autrement je suis comme toi sur ces points là. 😉

  • Carole Brugmans

    je ne suis pas succeptible par nature. Sauf quand je suis vraiment fatiguée…mais c’est un autre problème 🙂

    • monbonpote

      Moi aussi la fatigue me transforme en une espèce de légume présentant les symptômes de la famille Mister Jekyll et Mister Hyde. Je me suis surpris d’avoir des comportements et réactions que je n’aurais jamais eu en temps normal. Les mystères du corps humain …

  • Sif Hel

    J’adore envoyer des piques aux orgueilleux, c’est sadique mais c’est pour leur bien :p.
    Perso je suis parfois susceptible, plutôt du type manque de confiance en moi, mais je ne le fais savoir que lorsque la refléxion est complètement erronnée.

    • monbonpote

      C’est pas très gentil pour les orgueilleux, leur corps doit être couvert de marque de piqûres « sadique » 😉
      La confiance est quelque chose de tellement difficile à acquérir ca se remplie doucement et lentement et ca s’évapore très vite. Après tu sais que les personnes te faisant ces remarques n’ont pas la voix de la raison, et ne détiennent pas la vérité, chacun ses réflexions, même si ça ne fait pas plaisir…

  • Alors là, avec le coup du Axe, tu m’as tuée. J’en ris encore (et pourtant aujourd’hui c’était pas gagné) : merci !

    • monbonpote

      A ton service
      Il me fallait bien ça par rapport à l’autre fois 😉

      • Si on me demande, moi j’ai déjà tout oublié 😉

    • J’ai rit au même endroit (tout va bien lol) 😉
      Solidaire des zygomatiques :-))

  • Fernanda

    Mouais, l’autodérision …

    ça peut aussi être une carapace.

    Vers 13 ans, je trouvais les ados de mon âge débiles. Donc, aucune amie (école de meufs). Elles ne me comprenaient pas. J’ai joué la carte de l’autodérision pour intégrer une bande. Successful, d’ailleurs la bande existe encore. Sauf que cetta armure de l’humour est hyper difficile. Et heureusement que de vrais liens se sont créés entre nous et que leur amour a fait des brèches.

    Je me rends compte (et c’est l’origine de mon blog, même si j’ai dévié) que nombreux sont ceux qui me côtoient et me trouvent hyper marrante, ou vulgaire, (n’est-ce pas ?), mais ne me connaissent absolument pas.

    L’humour peut aussi être une mention  » Accès interdit » …
    Tiens (je dis pas ça pour que les gens essaient hein !!) mais ça peut être intéressant de creuser sous la blague et d’y poser quelque chose de réconfortant … genre un bisou magique …
    (encore en mode #aupaysdecandy , ça va passer …)

    • monbonpote

      C’est pas faux, comme tous tuyaux il y a toujours un piège, c’est sur la carapace est l’ennemi de l’homme, on s’enferme parfois dedans, jusqu’à ne plus laissé l’air passer…

      La modération pour ne pas tomber dans les extrêmes, là est toute la subtilité.

      Vivre avec gravité, sans effleurer les choses, et vivre avec légèreté sans s’appesantir, telle est ma devise !

  • Armelle

    Ce n’est pas toujours évident et puis cela dépend d’où vient la flèche. Cela dépend du degré de la relation que nous avons avec celui qui nous l’a envoyé et puis des circonstances, aussi. Notre humeur du jour… Bref, pas toujours évident de trouver l’équilibre ! Bon dimanche

    • monbonpote

      Salut Armelle, rien n’est malheureusement évident dans la vie, il y a toujours des difficultés pour tout, c’est peut être pour ça que j’aimais tant ne rien faire, au moins ne rien faire, est simple et facile.
      Cela dit je suis tout à fait d’accord avec toi, venant de la part de personnes qu’on aiment, ca blesse et blessera toujours…

  • Héhé, oui j’ai pensé à au moins une personne: moi! J’ai longtemps été susceptible, heureusement j’ai dépassé ce stade car c’est plutôt horripilant! Perso je trouve que cela a plus avoir avec l’estime de soi/l’amour propre que la confiance en soi, mais je te rejoins dans les solutions: auto-dérision, regard critique sur la critique, je pense avant d’ouvrir la bouche (et de réagir au quart de tour)… tout cela découle de l’amour propre qui me faisait défaut à l’époque 🙂
    Bises, bonne journée 😉

    Ps: merci pour ton partage sur le blog, j’attends avant de répondre car il doit être réinstallé et le pro m’a dit qu’il le mettrait « hors service »…

    • monbonpote

      Absolument, j’ai voulu aborder le sujet de l’estime de soi, mais la confiance, plutôt son sentiment est préalable à l’estime de soi… je plussoie l’idée !
      Amour de soi, estime de soi, confiance en soi, sûreté de soi, sont pour moi des éléments d’un cercle vertueux et s’auto alimentant entre eux… si tu me suis toujours !? 😉

      Une fois qu’on sait ce qu’on vaut, et qu’on s’est prouvé à soi-même qu’on est une personnalité avec qualité/défauts, on vit mieux avec son « moi ». En tout cas pour ma part.

      Ps: Soucis de site?

      • Je perçois l’estime de soi au sens d’amour propre comme ‘préalable’ mais tu as raison: ils s’alimentent entre eux!
        Et on peut comme tu dis stimuler son estime en ayant + confiance en soi grâce aux acquis, défis relevés, etc. Tout comme on peut manquer de confiance en ses compétences tout en s’aimant soi-même…

        Quelques bugs qui apparaissent régulièrement, le type me dit qu’en effet il y a eu un souci à l’installation ou un plugin pas mis à jour à temps qui aurait foiré quelques trucs…

        Biz

  • Daniel Bornstein

    Bonjour Jordane,
    moi aussi j’étais assez susceptible. Mais depuis que je connais les accords toltèques, beaucoup moins!
    Je mets en pratique quotidiennement les accords 2 et 3:
    « quoi qu’il arrive n’en faites pas une affaire personnelle », et « ne faites pas de suppositions ».
    Et je me suis rendu compte ainsi que des personnes pouvaient blesser sans le vouloir, ou vous agressaient juste pour décharger leur trop plein de frustration sans que vous soyez la cible réelle de leurs piques.
    Une autre astuce, c’est dégonfler son égo. C’est très difficile, c’est un travail de tous les jours, mais qui est très payant: sans égo, plus personne ne peut vous atteindre! C’est ce que tu dis fort bien avec rire de soi-même, mettre son orgueil de côté…
    A+
    Daniel

    • monbonpote

      Salut Daniel,

      Alors figure toi que je suis passé à côté de ça, je ne connaissais pas du tout, et comme ça vient d’amérique latine il y a fort à parier que je vais me jeter sur le livre 😉

      Merci Daniel du tuyau, et au plaisir ! 🙂

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