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De Paris à Rio… via Montréal (part 1)
De Paris à Rio... via Montréal (Part1)

De Paris à Rio… via Montréal (part 1)

De Paris à Rio... via Montréal (Part1)

De Paris à Rio… via Montréal (Part1)

De retour à Paris après 23 jours passés dans deux grandes villes de deux pays dont la population est réputée pour sa gentillesse et sa bonne humeur (Montréal et Rio) et dont ces destinations, (surtout la dernière) laisseraient rêveur(se) n’importe qui. Le retour à la réalité fut tellement dur, au pays des gens qui font la tronche au boulot comme au resto, que c’est toujours l’Afghanistan dans ma tête. Je suis encore actuellement sous le charme de mon voyage. J’ai donc décidé de vous faire partager cette aventure.

J’étais loin de me douter que ce que j’allais vivre de l’autre côté du monde, allait être pour moi, le voyage de ma vie. Une expérience unique et burlesque que j’ai d’ailleurs décidé de raconter dans un récit plus en détails que je publierai bientôt. En attendant en voici un résumé.

De Paris à Rio… via Montréal (part 1)

Juste avant de commencer, je vous explique les raisons qui ont fait de mon voyage, un trip parfait. Je suis parti en solo à l’aventure avec uniquement mon billet d’avion en poche, et quelques contacts de couch surfeurs à Montréal et Rio. Je pars dans l’idée de découvrir la réponse à la question: Pourquoi ces deux peuples ont la réputation d’être de bonne humeur et sympa, et quelles en sont les raisons? Et puis par-dessus tout, réaliser une prise de conscience en faisant une comparaison sur place avec mon pays: Paris… heu pardon! la France.

Je me disais qu’en voyageant tout seul, je serais plus ouvert aux autres, plutôt qu’en voyageant à deux ou plus, on aurait parlé qu’entre nous, et je serais passé à côté de beaucoup de choses. Rien à voir, mais je n’ai pas souvenir d’avoir eu autant de chance dans ma vie que pendant ce séjour. J’étais toujours aux bons endroits, aux bons moments, avec les bonnes personnes, et je pense que la providence m’a accompagné tout le long (je ne suis pas religieux mais mon nez-à-nez avec un serpent venimeux à Rio m’a fait « travailler du chapeau »). Les raisons:

– Comme je l’ai dit, je voyageais seul: Je vais où je veux quand je veux. De plus, j’ai remarqué que les gens ont tendance à nous proposer plus de choses à faire quand on est seul.

J’ai dormi chez l’habitant: je n’ai pas joué au touriste, j’ai justement évité ces endroits-là, où on y achète sa glace pour ensuite retourner à son hôtel. C’est plus pour moi!

Rien planifié; je vis au jour le jour et au fil des rencontres. Il n’y a pas une heure sur trois semaines de trip où je me suis ennuyé comme un rat mort.

Mon guide du routard, c’est moi qui me le suis fait: Rien de mieux que de profiter des bons plans des habitants. J’ai découvert des endroits que je n’aurais vu si j’étais resté dans mon coin.

Orienté de manière positive vers les autres: Je pars avec l’idée d’apprendre des locaux, avide d’apprendre un maximum de la culture du pays, du style de vie des personnes que je rencontrerai.

Et puis, j’ai surtout opté pour une technique simple, à la portée de n’importe qui, dont le principe consiste à dire « Oui« . J’ai répondu positivement à chaque proposition que l’on m’a fait (dans la limite du recevable et raisonnable bien sur), il s’agit de la technique du « Yes Man« . On a tellement l’habitude de dire « non » machinalement à tout, que dire « oui » à la découverte m’a obligé de me bouger, je n’avais qu’à y gagner. Durant ces trois semaines je n’ai pas utilisé une seule fois le mot « non » à tout ce qu’on me proposait, donnant une image de moi de bon vivant.

Je commence donc mon périple par Montréal

La ville

J’y étais pendant le mois de septembre, entre deux changements de saisons. La ville est très verte, quasiment toutes les rues sont parsemées de végétation. Les parcs sont peuplés de promeneurs, de joggeurs, de lecteurs… et d’écureuils. De vraies racailles ceux là. Il arrive souvent de vous sentir épié par un écureuil à quelques centimètres de vous, préparant un racket de nourriture. Il y a aussi beaucoup de chats. Les québécois en ont quasi tous un ou plusieurs, c’est l’animal de compagnie par excellence. Et les chats s’y plaisent bien dans cette ville. La preuve.

La terreur

De Paris à Rio… via Montréal (part 1) : La terreur

Les rues

De Paris à Rio… via Montréal (part 1) : Les rues

Les parcs

De Paris à Rio… via Montréal (part 1) : Les parcs

Parc Jean Drapeau

De Paris à Rio… via Montréal (part 1) : Parc Jean Drapeau

La racaille

De Paris à Rio… via Montréal (part 1) : La racaille

Le centre ville est collé au quartier d’affaire, on y trouve tous les gros commerces, restos franchisés, et au milieu de tout ça des monuments. Pas loin se trouve le quartier du vieux port qui est plutôt sympathique avec un petit parc, une zone de promenade et un parc d’exposition. C’est ni trop grand ni trop petit, tout se fait à pied, à condition d’aimer mettre un pied devant l’autre. (Le prix des transports n’est pas éloignés de ceux de France, la carte hebdomadaire est à 24$). Il y a le parc de Mont-Royal, les cathédrales, l’oratoire Saint Joseph, le parc d’attraction la ronde (un peu cher d’ailleurs comptez une cinquantaine de dollars pour la journée), le parc Jean Drapeau, etc… Bref vous l’aurez compris il y a beaucoup de choses à voir et à faire.

La culture

Montréal est une ville qui bouge beaucoup, mais quand je dis beaucoup, c’est que partout où vous allez il y a une animation, un évènement, une expo intéressante, etc… Une québécoise m’a dit, que Montréal détient une moyenne d’un festival par semaine, (Il n’y a quà voir la liste ici). Par exemple: Un dimanche à Montréal on se fait pas chier à regarder Drucker à la TV. Après un brunch, il y a chaque dimanche après-midi au parc Mont Royal des rassemblements de jeunes dans une ambiance conviviale. On peut y voir des groupes d’une quarantaine de percussionnistes, mettre l’ambiance autour d’eux, ça me donnait presque envie de frétiller. Un peu plus loin c’est un groupe de fusion rock/rap qui fait sa promotion, pour finir par un faux Jimmy Hendrix faisant semblant de jouer de la guitare par dessus un CD. On y voit vraiment de tout! L’éclectisme est chez eux quelque chose que j’adore! Un autre endroit intéressant, même si on aime pas le style musical, ce sont les « Piknic Electronik » dans le parc Jean Drapeau (qui me fait penser au parc Astérix mais sans les attractions). Un concept génial, qui réunit des centaines de personnes, inconditionnels comme néophytes.

Parc Mont-Royal le dimanche

De Paris à Rio… via Montréal (part 1) : Parc Mont-Royal le dimanche

L'accessoire du dimanche

De Paris à Rio… via Montréal (part 1) : Les accessoires du dimanche

Jimy Hendrix is alive... ou pas

De Paris à Rio… via Montréal (part 1): Jimy Hendrix is alive… ou pas

L’ambiance au parc

Niveau culturel, la ville détient un nombre assez conséquent de musées et théâtres, (la preuve ici)sans parler du nombre d’expositions. Comme l’incontournable exposition World Press présentant les meilleures photos de l’année passée ou l’expo Manga à la grande bibliothèque qui présente toute l’année plus de 200 activités culturelles. ll y en a tellement…Autant dire qu’il y a de quoi faire.

Expo World Press

De Paris à Rio… via Montréal (part 1) : Expo World Press

Photo de la manif des étudiants à Montréal

De Paris à Rio… via Montréal (part 1) : Photo de la manif des étudiants à Montréal

Photo de la manif des étudiants à Montréal

Photo de la manif des étudiants à Montréal

Photo de la manif des étudiants à Montréal

Photo de la manif des étudiants à Montréal

Photo de la manif des étudiants à Montréal

Photo de la manif des étudiants à Montréal

Le Tsunami du Japon

Le Tsunami du Japon

Expo manga

Expo manga

Expo Manga

Expo Manga

Expo Manga

Expo Manga

Les sorties

Ils ont vraiment la culture de la sortie dans cette ville, aussi bien la journée que le soir. Chaque coin de rue a son café au concept original. Le wifi étant ouvert, dans la plupart d’entre eux, ils servent comme lieu de travail pour des étudiants et indépendants. Ils font ce que font les Français chez eux à la maison, mais dans un lieu public. Les soirées Montréalaises sont assez mouvementées, enfin pour mon vécu. Il y a la culture anglo-saxonne qui domine dans les rues, c’est à dire, grosse fête, personnes alcoolisées très tôt, (la soirée s’arrête pour certains à 22h), tenue sexy pour les filles, etc…

Les boites de nuits : La population y est assez jeune, il y a une majorité de personnes venant de la partie Anglo-saxonne du Canada (Toronto) qui viennent y faire la fête. Les boites ferment plus tard à Montréal (3h du mat, oui oui vous avez bien lu). L’entrée n’est pas excessive, (environ 5/10$) on est loin des 15/25€ de Paris. Les consos non plus, on s’en sort pour moins de 20$ à la fin de la soirée. Au passage, il ne fait pas bon d’être un mec en boite à Montréal… (ref au prochain article sur le pouvoir de la femme au Québec)

Les pubs: la population y est un peu plus âgé, (25/35) l’ambiance y est très conviviale, tout le monde se parle, le temps de faire ma commande au bar qu’une nana est venue faire ma connaissance (en tout bien tout honneur!), c’est facile de faire des rencontres amicales, aussi bien mec que nana.

Les concerts: Ils ont une culture concert très développée, même des groupes amateurs font remplir des petites salles/pubs. Et ce qui est génial, c’est que ça danse, (en tant que musicien j’ai jamais fait de pub où ça dansait hystériquement, peu importe le style) J’ai eu la chance d’aller à la salle de concert « la tulipe » pour voir un concert. Et ça bouge du mur droit au mur gauche.

Concert à la salle "la tulipe"

Concert à la salle « la tulipe »

Le groupe Montréalais "Stars" à "la tulipe"

Le groupe Montréalais « Stars » à « la tulipe »

Le style de vie.

Ce peuple à le culte du corps. Je ne suis qu’un homme mais les filles sont d’une esthétique corporelle frôlant la perfection. On sent que c’est un pays où l’on pratique beaucoup de sport.

Il y a des milliers d’associations sportives, culturelles, musicales, j’ai eu la chance de profiter d’un cours de « batucada » (percu brésilienne) où j’ai pu endosser une caisse claire et accompagner la troupe dans leurs répétitions. Très agréable! Autant que les percussionnistes qui venaient vers moi pour discuter. C’est une ville vivant culturellement, j’ai rencontré quelques artistes, comme une pianiste internationale qui vit à Montréal, des photographes pro, des rédacteurs/nouveaux entrepreneurs…

Cours de salsa improvisé au métro Mont-Royal

Cours de salsa improvisé au métro Mont-Royal

Cours de Batucada

Même durant l’hiver, les activités restent vraiment conséquentes, un coach m’a expliqué qu’ils le vivent très bien car « ils domptent la froideur de l’hiver » en sortant, en faisant des activités hivernales, en gros en continuant de vivre normalement. Il n’y a qu’à voir les mini-jupes qui vont en boite sans manteau (oui! oui! sans manteau avec -15° dehors… comprends pas!). Le souci, ce n’est pas tant le froid qui est gênant (Bien sûr il fait froid mais à côté de ça on se couvre, on ne sort pas avec une feuille de vigne), mais plutôt la longueur de l’hiver.

La population

– Le québécois est à la base ouvert d’esprit, avenant et chaleureux (je m’arrêterai là). C’est fréquent et régulier de discuter avec des personnes dans la rue. Au contraire de Paris, où il est possible de garder la bouche fermée toute une journée. On ne se sent pas étranger. Là, où nous avons la culture de la méfiance, eux ont la culture de la confiance. Vous décevez une fois un québécois, et c’est fini!

– J’ai constaté l’absence de contact physique dans la rue. C’est à dire qu’il y a une distance entre les personnes lorsque je marchais dans la rue. Pas une seule personne ne m’est rentré dedans, dans les transports par exemple, et surtout fait marquant dans la vie d’un Français: Les gens font la queue!!!… pour le bus. « C’est strordinaire »!

– Parlons des relations hommes/femmes au Québec. Elles sont très intrigantes et un peu choquantes surtout pour un Français comme moi. Les hommes ne draguent pas! Ce sont les femmes qui attaquent, et le rentre-dedans est plutôt violent culturellement parlant (j’en parle dans un autre article sur sobusygirls.fr). Les clips de rap Américains ne sont pas tant une fiction que ça. Je sais maintenant ce que ça fait d’être considéré comme un bout de gras (même si je ne fais pas parti de la catégorie des relous en boite… si! si!). J’ai aussi appris que Montréal est une ville où la communauté gay est réputée pour être assez importante. Je m’en suis bien rendu compte en soirée… à mes dépens.

La nourriture

La spécialité culinaire du Québec: Sans parler du sirop d’érable qui est succulent, le spécialité québécoise est la « putine » (la poutine: un plat d’hiver), c’est un plat à base de frites, cheddar fondu et de sauce de viande qui s’apparente à une sorte de soupe. Dit comme ça, ça n’a pas l’air terrible mais c’est appétissant! Tout dépend où vous la mangez, le coin réputé pour les meilleures poutines s’appelle « la banquise« , viennent ensuite les chaînes de resto comme « Frite alors », puis les fast-foods (là je le déconseille, car chers et pas fameux). Tout comme la « mug« : c’est une bière à base de racinettes ou la Root-Beer (racines), tout le monde me l’a conseillée, (donc moi naïf et curieux que je suis), j’ai testé avec enthousiasme… ba c’est pas bon! La raison est que le goût fera penser au sirop codotussyl à tous les Français. « C’est Déguolasse! »

Pour revenir au fast food, on y trouve absolument de tout. La restauration rapide y est très variée. Un étage y est entièrement réservé dans les centres commerciaux. Une immense place entourée de dizaines de fast food aux cuisines différentes dont les odeurs se mélangent (Hamburgers, asiat, libanais, indien, végétarien,…).

Pour les restos plus populaires, c’est tout aussi varié, on y trouve absolument de tout, mais il est malheureusement plus facile de trouver des resto asiats et Italiens (ça m’agace d’ailleurs de toujours constater l’hégémonie de la cuisine italienne partout dans le monde alors que je cherche la cuisine locale, mais bon c’est mon avis…) que de la cuisine typique Québécoise. Au passage les restos Japonais ne cassent pas trois pattes à un canard tant au niveau de la qualité du menu (j’ai testé les maki avec du saumon fumé, ba c’est pas bon! Pourtant je suis pas difficile), que des conséquences gastriques. Après je n’ai peut être pas eu de chance, mais au bout de trois essais, j’ai compris la leçon. Par contre la cuisine chinoise y est vraiment excellente et impressionnante. Je vous conseille le quartier chinois. Vous trouverez sur l’avenue Saint Laurent de bons restos servant de la cuisine américaine, où vous serez surpris de constater qu’ils arrivent à faire passer un hamburger pour de la nourriture gastronomique, et « c’est correct ».

Si vous êtes végétarien, végétalien, cette ville est faite pour vous. Vous serez agréablement choqué(e) de voir qu’il y a des restos végétariens vraiment partout. Ils sont très en avance par rapport à nous. Ils ont tout compris. D’ailleurs quasi toutes les nanas que j’ai rencontré sont végétariennes/végétaliennes. Leurs paradis du fruit, et du légume est le marché Jean Talon (Non pas jeans talons aiguilles, mais bien Jean… Talon). Je repense avec nostalgie à mon petit jus de fruit pressé tous les matins, c’était pour moi un luxe.

Jean Talon

Jean Talon

Jean Talon

Jean Talon

Jean Talon

Jean Talon

La "putine" du fast food

La « putine » du fast food! ouais ca donne pas envie!

Chaîne de resto de poutine
Chaîne de resto de poutine

Le hamburger gastronomique

Le hamburger gastronomique

Mon trip pour Montréal suspendu jusqu’à la semaine suivante, je continue mon séjour à Rio non sans une certaine appréhension. A chaque fois qu’on parle de Brésil à la TV Française, c’est pour nous en parler comme un pays où règne la violence, un pays dangereux, peuplé de transsexuels etc… je découvre qu’au fil des jours que j’avance dans mon séjour, ça n’est pas le cas! D’une j’ai du voir deux Robertos (trans) durant tout le séjour, et de deux ce n’est pas plus dangereux qu’un autre pays. Il faut certes faire attention et ne pas faire son kéké avec son portable ou sa montre Gucci, mais il y a autant, voire même plus de violence VISIBLE à Paris ou Marseille qu’à Rio (après les chiffres c’est autre chose). Encore des préjugés incrémentés dans nos cerveaux grâce à la TV.

MonBonPote.com

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