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Avis : Comment « ne me dites plus jamais bon courage ! » m’a appris à parler
Avis : Comment "ne me dites plus jamais bon courage !" m'a appris à parler

Avis : Comment « ne me dites plus jamais bon courage ! » m’a appris à parler

Cette semaine, je vous parle d’un livre que j’ai absorbé aussi vite qu’un flamby, ce que très peu de livres arrivent à me faire faire.

J’ai envie de vous partager mon avis sur « Ne me dites plus jamais bon courage ! Lexique anti-déprime à usage immédiat des français » de Philippe Bloch. Un livre qui pique fort son égo de Français ! Et c’est ça qu’c’est bon !

Avant de donner mon avis de blogueur farcesque, je tiens à avertir ceux qui voyagent souvent, que si vous revenez de l’étranger en étant un peu blasé de la France, et que vous le lisez à votre retour.

Vous risquez de ne plus voir vos compatriotes de la même manière et vous vous en distinguerez favorablement encore plus qu’après un retour au bercail classique.

Depuis mon retour du Canada, j’ai été surpris de ma capacité à remarquer tous les défauts de mon pays, encore plus qu’auparavant. Et ce livre a positivement enfoncé le clou. Je l’ai toujours à portée de main, et il fait désormais parti de mon top 5 des livres de ce style !

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Avis « ne me dites plus jamais bon courage ! »

Qui est l’auteur ?

Philippe Bloch, c’est l’homme à la cravate BFM et au regard malicieux. Conférencier et animateur de renommée internationale, il est aussi l’auteur de nombreux autres livres.

« Ne me dites plus jamais bon courage ! »

Avant toute chose, si vous utilisez une ou plusieurs expressions de la liste suivante, ce livre risque de vous faire prendre conscience de beaucoup d’habitudes que vous devriez peut-être laisser avec le canard WC :

– Bon courage !

– Un “petit” café, une “petite” cloppe, un « petit » restaurant, une « petite » lechouille, un « petit » FIFA,…

– Le problème c’est que…

– Pourvu qu’il ne m’arrive rien !

– Ce sera tout ?

– Vivement la retraite !

– Il est bien gentil…

– Ca ne marchera jamais !

– Dans ce pays…

– À l’étranger…

– C’était mieux avant !

– On a toujours fait comme ça !

De quoi parle ce livre ?

Ce livre est une réflexion en 12 chapitres sur notre quotidien de Français. 12 chapitres qui résument très bien nos sales habitudes et les maux de notre société qui contribuent à l’entretien du cliché français dans le monde et que j’entends partout quand je voyage à l’étranger.

« Ne me dîtes plus jamais bon courage » ‘est avant tout un lexique antidéprime qui cerne, selon moi, très bien un des maux français qui contribue aux :

  • Problèmes de motivation au travail
  • Rejets de la nouveauté, de l’étranger
  • Peurs et à la haine du succès, la jalousie, etc.

Nos pollutions verbales qui nous conditionnent inconsciemment ! C’est peut-être aussi à cause de ses habitudes qu’on n’aime pas le changement !?

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Avis : « ne me dites plus jamais bon courage ! » 

Ce qui m’a plus dans ce livre ?

  • Pour un blogueur qui voyage souvent tel que moi, j’ai trouvé beaucoup de similitudes avec les constats que je me fais à l’étranger en termes de différences culturelles. Comme l’optimisme (Nord-)américain ou la religion du service au Japon.
  • Surtout, c’est la prise de conscience de nos mauvaises habitudes et de notre mentalité typiquement française qui contribuent à la dépression collective. (La France ex-championne d’Europe d’antidépresseurs !)

 

Rien que le titre de ce livre m’a fait marré.

Jadis, à l’époque où j’étais consultant, j’avais pour habitude d’avoir les oreilles qui saignent quand on me disait « bon courage ! ».

Bon courage de quoi ? Je ne prépare pas non plus un plan stratégique pour une évasion d’un goulag sans me faire tirer dessus. Bon courage qu’il ne m’arrive rien de fâcheux au travail aujourd’hui ?

Combien de personnes se lèvent le matin en priant le ciel qu’il ne leur arrive rien dans la journée, pour simplement conserver leur besoin de tranquillité quotidienne ?

Comme des vaches dans un pré, je dis ça… je dis rien ! En fait, si je le dis !

« Mes frères et soeurs, je compatis ! », je l’ai moi aussi été, mais depuis le début de ce blog, ça a changé ! Je ne me lève plus le matin avec cette mentalité dégueulasse de « Fuir« . Je suis plutôt dans le « Aller vers« .

Et ça a commencé un matin Québécois, où je me suis surpris de me dire:

« Qu’est-ce qui va m’arriver de bon aujourd’hui ? ».

C’est le genre de pensée/question qui n’arrive qu’une fois dans sa vie de français. Jamais je n’avais pensé ainsi auparavant ! Et bien, sachez que ça change la vie.

De toute manière, plus on évoque une chose, au plus on lui donne de l’importance.

Quand l’évocation prend la forme d’un discours quotidien, les choses que vous pensez être comme des vérités universelles sur vous et votre vie se renforcent.

On appelle ça les croyances. Et je ne parle pas de la loi de l’attraction…

Pour qui est ce livre ?

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Avis « Ne me dites plus jamais bon courage ! »

Bref, « Ne me dites plus jamais bon courage ! » est avant tout un livre pour ceux et celles qui ne se retrouvent pas dans le mentalité globale française ou qui en ont ras la pâquerette de voir le verre à moitié vide, de se faire contaminer par la morosité ambiante, les personnes négatives, les râleurs, les « démotivateurs », les rabat-joies, etc.

En parlant de personnes négatives.

Bien évidemment certains diront que ce livre est ennuyeux et inutile. Il le sera pour les personnes qui se complaisent dans leurs râleries, car ce livre renvoie dans la tête des Français leurs propres défauts avec la subtilité d’une intention positive et l’espoir que les choses changent.

On préfère toujours ne pas savoir ce qui nourrit nos faiblesses ! « Wop autruche style ! »

Le seul défaut de ce livre, c’est d’être optimiste !

Je dis ça, car comme pour tous les discours optimistes, ils ne touchent que ceux qui le sont déjà, ou qui veulent le devenir.

Les pessimistes et déprimés négatifs qui entretiennent le statu quo le prendront comme une insulte à leur négativité, et ils se feront un plaisir de le démolir sur la place publique. Comme on peut le voir sur ce site.

« Tuons le messager de l’optimisme !!! »

Ce qu’il m’a apporté

Personnellement, il m’a conforté dans mon projet professionnel, mon besoin d’entreprendre, et surtout dans mon désir de créer une vie meilleure que celle qu’on souhaite nous imposer en France, tout en continuant de contribuer au plus grand nombre de personnes souhaitant changer de vie. Et pour cela, ça ne dépend que de moi !

Jacques Attali, qui lui aussi est accusé d’être un « collabo » de la politique a dit, pas plus tard que ce week-end :

« Arrêtez de vous reposer sur la politique, elle n’embellira jamais votre vie, si vous voulez que votre vie change, vous ne pouvez compter que sur vous-même ! ».

Ne restez pas bloquer sur vos freins quotidiens et ce qui vous empêche d’avancer, et gardez à l’esprit que les personnes négatives ont toujours un problème pour chaque solution.

Ce pays n’évoluera jamais avec des réformes, mais par une révolution, comme il l’a toujours fait !

Et c’est peut-être ça qu’on nous empêche de mettre en place en nous déprimant massivement.

Bref, la France a un incroyable talent, la gloire de ce pays, et ses beaux jours ne sont pas que derrière nous !

A chacun de faire sa révolution personnelle avant de vouloir une révolution populaire. Le changement passe avant tout par soi ! « Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde… »

Sur ce, je ne vous dis pas « bon courage ! » (#HumourOriginal !)

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  • Tiens c’est marrant j’ai terminé ce livre la semaine dernière après l’avoir vu mentionné sur un blog. Toutes ces expressions là sont bannies de mon vocabulaire depuis que je vis en Angleterre: normal, je suis en anglais au quotidien mais à chaque passage en France, c’est vrai qu’on entend un certain nombre de ces expressions. J’en utilise certaines en français quand même, surtout « bon courage » mais c’est plus par habitude qu’autre chose. « Vivement la retraite » m’a toujours agacée, même avant de vivre à l’étranger: je n’ai jamais compris pourquoi il faudrait attendre la retraite pour faire les choses qui nous plaisent. Il faudra que je pose la question la prochaine fois que j’entendrais cette remarque, va savoir on a peut-être loupé quelque chose!

    En tout cas c’est un bouquin très sympa à lire et qui fait effectivement prendre conscience de certaines habitudes linguistiques qui en disent long

    • Tiens donc, c’est marrant effectivement… Ha les grands esprits ! 😉
      Tu vois tu m’as fait prendre conscience que si je me sens si bien à l’étranger c’est peut-être aussi car je n’utilise pas ces tics verbaux qui (en attendant que ça soit prouvé scientifiquement), qui me conditionnent un peu trop à mon goût…

      Oh oui le « vivement la retraite ! » est juste une phrase qui est le signe d’une mentalité qui n’est pas du tout la mienne. Attendre la fin de sa vie pour commencer à vivre, mais quelle horreur ! Pour moi c’est du manque d’ambition totale, après on cherche pas tous la même chose, la tranquilité VS une vie exaltante ?
      Enfin cela dit il y en a qui ont nos âges et qui ont déjà pris leur retraite suite à un échec

      Ils disent des choses dans ce style là les anglais ? Est-ce qu’ils ont des équivalents, ou c’est vraiment spécifique à nous ?

      • Oui les grands esprits 🙂

        Pour le coup je n’ai jamais entendu de réflexions équivalentes en Angleterre que ce soit au boulot ou dans ma vie perso. Soit ils en ont mais c’est une expression idiomatique que je n’ai pas capté (c’est tout à fait possible), soit ils n’ent ont pas. Je ne sais pas. C’est peut-être parce que leur système de retraite est différent ou simplement une culture différente. La plupart des gens que je rencontre sur place ont des idées de projets, business…qui les motivent en permanence donc j’imagine qu’ils ne pensent peut-être tout simplement pas à la retraite. Va savoir.

        • On a beau critiquer les anglais, ils ont tout de même compris plein de choses que nous nous obstinons à conserver alors que ça ne nous sert pas. A croire qu’on aime ne pas évoluer.
          Parler Business, projets, il y en a aussi en France, merci à Internet et au statut auto-entrepreneur, mais je suis quasi certain que ça n’est rien en comparaison de la mentalité Anglaise.
          Rien que nos vieux, ils sont à la retraite mais ils n’entreprennent pas ou peu… Je verrais quand moi aussi je serais vieux, mais je préfère me faire des mini retraites tant que je le peux que attendre 40 ans de boulot pour une chose que je n’aurais surement pas !

  • Merci pour cet article, je viens de comprendre pourquoi dire « bon courage » était une mauvaise idée… Je le dis régulièrement, mais pas pour tout et n’importe quoi, donc je ne voyais pas le mal dans cette expression… mais effectivement je comprends où veut en venir l’auteur, et il a bien raison de vouloir nous faire devenir optimiste!!

    • Mais je t’en prie, lis ce livre, il va te faire culpabiliser d’utiliser le vocabulaire quotidien, je suis devenu vraiment intolérant au mot « bon courage » depuis que j’ai lu ce livre, plus que je ne l’étais auparavant.
      Bien c’est sûr que si être pessimiste ne fait pas avancer les choses autant essayer autre chose.
      Cela dit j’ai senti dans ma lecture qu’il avait le modèle américain en tête quand il a écrit son livre. Ce que je comprends, mais malheureusement nous ne sommes pas des ricains, et notre mentalité ne leur ressemblera jamais, ce qui est contradictoire car nous écoutons, regardons, mangeons, nous habillons comme des américains, mais c’est tout.
      D’ailleurs, en me voyant écrire, j’aurais même rajouté dans les pollutions verbales, les « oui mais » ces personnes qui te disent « oui je suis d’accord… Mais… blabla…diarrhée verbale »
      Tu l’as lu le livre non?

      • Pour te répondre, non je n’ai pas lu le livre, mais je l’avais déjà repéré en magasin et son titre m’intriguait 🙂 Merci pour ton explication, faudra que je me le procure à l’occasion!

  • oh la vache… je souhaite bon courage à mon mec tout les matins car il traine les pieds pour son travail (il en a marre d’être la bonne poire) par contre mettre des « petits » partout c’est inconscient.

    Par contre je me lève tout les matins en étant optimistes (sauf quand j’ai la migraines) et le reste des phrases est employée très sporadiquement.

    Tu crois que ce livre fonctionne aussi avec la Belgique?

    • Salut Cari,
      Je pense qu’il y a des moments opportuns pour se souhaiter bon courage, comme dans un moment où l’on fait un effort par exemple.
      Si l’on fait un effort pour aller travailler c’est qu’il est vital de se demander si on ne va pas au travail à reculons et qu’il est peut-être temps d’en changer ou d’évoluer.
      Tu me poses une bourre… Car je trouve que le langage typiquement français et son sens, n’est pas totalement identique au Français Belge.
      Déjà est-ce que la mentalité Belge est identique à celle des Français ? Est-ce que vous êtes autant pessimistes que nous ?
      Rien à voir Est-ce que c’est fini cette impression que j’entendais quand j’allais à Bruxelles plus jeune qu’avaient certaines Belges que Bruxelles était une annexe de Paris ?

      • Boh…je ne savais pas que Bruxelles semblait être une annexe de Paris, j’y vais pas souvent et c’est pour y retrouver une amie joviale. Je ne saurais pas dire si le Belge est plus râleur que le Français mais je ne le trouve pas toujours super optimiste. Maintenant, malgré cette tendance à la grogne, je pense que la plus grande qualité c’est cette autodérision qu’on peut avoir. Et l’humour pour certains.

        Je pense que tout le monde à des moments plus de « râlage » que d’autres ^^

        Je sais que mon mari aime son travail mais c’est ce faire engueuler pour rien qui l’embête. C’est ça qui pourri l’ambiance.

  • super ce bouquin! il y a plein d’expressions qui ne nous rendent pas service ! Comme les « pas de souci » qui volent en permanence GrRR
    Les ‘petits » j’ai justement remarqué l’autre jour à quel point ça sort facilement et je me disais que ça devait apporter une perspective réductrice/négative; tu viens confirmer cela 🙂
    Pour le bon courage qui me vient parfois, j’essaie le bonne journée/bon succès/que tout aille bien…

    Sur ce, passe une soirée divine 😉

    • Et que dire des « oui mais », tu sais ce genre de personnes qui sont d’accord mais qui le sont pas en réalité.
      Toujours à tout intellectualiser, ils ont une opinion contraire à tout… Ils se sentent toujours obliger de ramener leur fraise.
      Un doux mélange d’esprit de contradiction et de sentiment de supériorité ! Hmmm j’adore !
      « Pas de soucis » passe une bonne soirée toi aussi 😉